Edito de Daniel Panetto : "Les commerces de proximité... mis à distance"

Chère consœur, cher confrère,

Le commerce de proximité… mis à distance. La contradiction saute aux yeux de tout le monde ! La plupart des commerces de proximité n’ont pas le droit d’ouvrir alors même qu’ils ont appris à travailler depuis des mois sous protocole sanitaire, à appliquer les gestes barrières, à investir dans les équipements nécessaires et aménager comme il se doit leur point de vente.

Nos magasins de presse ont la chance de pouvoir rester ouverts, mais je pense ici à nos confrères des autres métiers du commerce qui ne l’ont pas et qui en souffrent durement : fleuristes, cafés et restaurants, magasins de jouets, sans oublier les libraires et bien d’autres encore... C’est de la librairie qu’est partie l’étincelle, et naturellement nous nous sentons proches et solidaires de cette profession de l’imprimé.

Tracer une frontière claire et comprise par tous entre l’essentiel et l’accessoire est chose impossible. Sans compter que la rupture d’équité est devenue insupportable pour les petits commerçants, usés par des mois de crise et effrayés par la perspective de perdre l’essentiel de leur activité en période de fêtes.

Les solutions consistant à pénaliser la grande distribution pour faire entendre le désarroi du petit commerce rétablissent en apparence une certaine équité, mais poussent hélas les consommateurs vers les plateformes mondiales de vente en ligne. Je partage et soutiens sans réserve l’appel lancé par la Confédération des commerçants de France et les autres fédérations du commerce physique : sauvons nos commerçants !

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