David Lootens, président de la Seine-Maritime

David Lootens

Après seize ans d’activité dans son magasin de Saint-Etienne-du-Rouvray, David Lootens n’a rien perdu de sa motivation.

Arrivé par hasard sur cette voie, ce professionnel du commerce et de la gestion, qui serre tous les jours la main d’un bon millier de clients, parle de son métier avec un enthousiasme qui force le respect. "Vendre des journaux, c’est avant tout une aventure humaine. On est au contact des gens, de la vraie vie. J’exerce dans un quartier populaire, avec des clients de milieux très différents et je m’enrichis tous les jours à leur contact".
Le contact, le lien, la proximité sont ses maîtres-mots. "Dans mon magasin, les gens peuvent lire, feuilleter, les enfants surtout. A mon sens c’est un devoir de leur faciliter l’accès à l’écrit, au papier. Et si c’est mal rangé ensuite, ce n’est pas grave ! L’essentiel, c’est la transmission. Lire la presse, c’est s’instruire, et s’instruire c’est être libre", plaide-t-il.

Un combat de longue haleine

Père de famille nombreuse (5 enfants de 2 à 12 ans !), David Lootens dévore la presse tourisme-voyage, ne rate jamais un numéro de The Good Life et parcourt les magazines de cuisine (et de jardinage !) pour être au niveau de son épouse Emeline, fin cordon bleu. Militant de l’UNDP dès ses débuts en 2001, David Lootens s’est
engagé encore davantage en novembre dernier en devenant président départemental Culture Presse.
"Je suis parfois frappé par la résignation, le manque de motivation de nombre de mes confrères. Je peux les comprendre car des problèmes récurrents de distribution et de facturation leur gâchent la vie au quotidien. Mais c’est un combat de longue haleine et je veux en être, c’est pourquoi je me suis engagé pour eux ! De nos jours avec l’hyperconnexion dont le secteur bénéficie, nous comme les éditeurs, il n’est pas normal de ne pas être livrés en temps et en heure ou d’être obligés de tenir une véritable comptabilité pour obtenir le crédit de produits que l’on n’a pas reçus. La technologie doit servir à quelque chose, et les investissements nécessaires doivent être engagés".
C’est dit !

Françoise Ricard

Bio Express

1967 : naissance à Lille (59). Etudes de commerce, gestion, comptabilité
1990 : coopérant au Burkina Faso
1993 : commercial chez Ferrero
1998 : crée un réseau d’import en Roumanie
2001 : reprend le presse-tabac du Renan à Saint-Etienne du-Rouvray (76)
2016 : devient président Culture Presse de Seine-Maritime (76)
Contact : 06 37 20 36 82
76undp@gmail.com