Edito de Daniel Panetto : "Le déclin des centres-villes n'est pas une fatalité !"

La vacance des commerces de centre-ville n’a cessé de progresser ces dernières années : dans une ville moyenne sur trois, le taux de vacance atteint 15%. La proportion de commerces à céder ou à louer est ainsi passée de 7% en 2012 à 12% en 2018 (source : Procos).

Fait encourageant à noter néanmoins : notre réseau presse fait preuve de plus de résilience que les autres commerces, avec un repli du nombre de points de vente presse de -2,6% l’an dernier contre 4% à 5% pour les autres en moyenne.

Si le développement des surfaces de périphérie a joué un rôle bien réel dans cette évolution, il n’est pas l’unique responsable : nos centres-villes souffrent aussi du fait que les habitants y vivent de moins en moins…

Le déclin des centres-villes nous concerne tous : comme commerçants, comme clients et comme citoyens. Parmi les propositions faites par la Convention citoyenne pour le climat figure d’ailleurs l’instauration d’un moratoire sur les nouvelles zones commerciales en périphérie des villes. J’y suis favorable.

Pour inverser la tendance, le gouvernement a lancé fin 2017 le programme « Action cœur de ville » avec à la clé 5 milliards € pour redynamiser le cœur de 222 communes françaises… Peut-être la vôtre ? Par ailleurs, dans le plan de soutien au commerce indépendant présenté la semaine dernière, le gouvernement a annoncé le rachat, par des foncières locales, de surfaces commerciales vacantes, qui seront rénovées et louées à prix bas.

Tous ces leviers sont susceptibles d’être actionnés à l’initiative des élus locaux : à vous de faire passer le message !