Edito de Daniel Panetto : "Presse absente, déni de démocratie"

La distribution de la presse quotidienne nationale à Marseille et dans sa région n’a toujours pas repris depuis la mi-mai : bientôt 4 mois d’un long calvaire où mes confrères et les clients-lecteurs sont les victimes d’un conflit social qui s’éternise. Par ses blocages, la CGT et les salariés ex-SAD empêchent la reprise de la distribution sur la zone.

A l’occasion du déplacement que j’ai effectué il y a 4 jours dans les Bouches-du-Rhône à la rencontre de mes confrères, je peux témoigner du désarroi et de l’exaspération de ceux-ci comme des clients. Ce conflit n’est pas le nôtre mais nous touche directement et durement : chiffres d’affaires qui décrochent, fréquentation en baisse, habitudes de consommation qui changent, saison estivale définitivement perdue… La sortie de crise ne relève pas de Culture Presse, mais nous appelons les acteurs de la filière à se parler et à trouver une issue à une situation qui n’a que trop duré…

J’ai alerté et me suis entretenu tout récemment avec des parlementaires des Bouches-du-Rhône (Assemblée nationale et Sénat). Je suis également en relation avec les messageries, tout comme l’ont été depuis le début les élus et délégués de Culture Presse, afin d’alléger les contraintes techniques pesant sur les marchands concernés (reprise des invendus, etc.). Nous poursuivrons inlassablement nos efforts jusqu’à ce que des améliorations concrètes et perceptibles se fassent jour.

Par ailleurs, Culture Presse a obtenu que le montant de l’aide exceptionnelle attribuée par les pouvoirs publics soit portée à 3 000 € (un doublement) pour les marchands servis par l’ex-SAD de Marseille (et de Lyon).

Les élus de Culture Presse, dans le sud mais aussi dans toute la France, sont attentifs à la situation et solidaires de leurs confrères : car la presse qu’on maltraite dans les Bouches-du-Rhône, c’est la presse qu’on maltraite tout court.