Edito : La crédibilité des médias en question

Il y a quelques jours, Daniel Kretinsky, qui fait beaucoup parler de lui mais dont les interventions publiques sont rares, exprimait lors des rencontres de l’Udecam ses motivations personnelles l’ayant conduit à s’intéresser et à investir dans la presse française. Pour lui, les flux massifs et sauvages d’informations qui nous parviennent via les supports numériques, réseaux sociaux en tête, ont dégradé la qualité de l’information auprès de nos concitoyens. Il souhaite soutenir le journalisme traditionnel pour, in fine, encourager la démocratie européenne et lutter contre la manipulation d’information.

Je ne peux que le rejoindre sur cette vision et cette confiance vis-à-vis de la presse traditionnelle française. Car, les journaux, et en particulier, l’information politique et générale, permettent la diffusion d’une information fiable et légitime. Les informations sont vérifiées et engagent le journaliste qui écrit, le directeur de la publication est responsable juridiquement de ce qu’il publie – peut-on en dire autant de l’anonymat ou de la volubilité des papiers sur le net ?

Ce sont ces infos sûres que les marchands vendent. N’oublions pas cela, et comme j’ai pu l’affirmer récemment, le papier n’est pas mort ! Il est le futur de l’info, les marchands en seront toujours les passeurs.

Daniel Panetto, édito du 9 septembre 2019

La Quotidienne